• Benoit Plante

La première étape pour une performance optimale : la motivation !

Mis à jour : mars 1

Dans son plus récent livre, The Art of Impossible, Steven Kotler, propose un plan d’action pour développer les 4 caractéristiques essentielles, selon lui, pour la performance optimale : la motivation, l’apprentissage, la créativité et l’état de Flow.


La motivation est la première caractéristique, c’est elle qui permet de débuter et se mettre en action vers l’excellence ! Sa vision de la motivation inclut trois concepts : les besoins, les objectifs et la force mentale. Dans cet article, je discute de sa vision pour développer une motivation intrinsèque.


Pour développer une motivation intrinsèque/autonome envers une activité et pouvoir penser atteindre un haut niveau de performance dans celle-ci, il faut satisfaire 5 besoins dans un ordre précis selon lui. Ces besoins sont :


1. La curiosité

2. La passion

3. Le sens

4. L’autonomie

5. La compétence


Certaines personnes ont fort probablement déjà une passion clairement identifiée et celle-ci est peut-être même déjà associée à un sens plus large. Un exemple québécois qui me vient en tête est Pierre Lavoie. Il semble clairement avoir une passion pour l’activité physique, mais cette passion est maintenant associée à un sens plus grand, c’est-à-dire la mission de promouvoir les saines habitudes de vie ! Si c’est votre cas, allez à la section sur l’autonomie et la compétence, sinon commencez ici.


LA CURIOSITÉ, LA PASSION ET LE SENS


La curiosité et la passion sont difficiles à dissocier. L’objectif étant d’utiliser la curiosité pour faire émerger une passion. La curiosité est innée chez l’homme, mais avec les années, nous développons des routines et habitudes qui tendent à la faire diminuer. Observez un enfant interagir avec le monde et vous comprendrez rapidement que la curiosité est naturelle pour nous tous !


Comme elle tend à diminuer avec le temps, il faut parfois forcer les choses. Steven Kotler propose un exercice fort simple pour nourrir la curiosité : écrivez une liste de 25 sujets dont vous aimeriez en apprendre plus. Imaginez-vous que vous avez un week-end de libre, vous voudriez en apprendre plus sur quel sujet ?


Quand c’est fait, la prochaine étape est de trouver les jonctions entre certains éléments qui sont sur votre liste. Notre cerveau aime profondément trouver des liens et créer des catégories. En trouvant des liens entre plusieurs de ces éléments, vous allez finir par découvrir votre passion.


La prochaine étape pour permettre à cette curiosité de devenir une passion, c’est de la nourrir et permettre aux connexions entre les sujets de se renforcer ! Comment faire ? Simplement en s’intéressant à ces sujets ! Nous vivons dans une époque où nous pouvons facilement avoir accès à des l’information sur tous les sujets. Trouvez des livres, des podcasts, des forums sur les sujets et apprenez-en plus !


Plus les connexions se feront plus la passion deviendras forte ! Il est important de noter qu’une passion n’a pas être statique. Elle peut et elle va évoluer au fur et à mesure que des nouvelles relations seront découvertes entre les sujets de curiosité !


Une passion est généralement plutôt personnelle et ne laisse pas beaucoup de place aux autres. Le professionnel tellement investi dans son travail (sa passion) qu’il néglige ses enfants et brise sa famille, est-ce que ça vous dit quelque chose ? C’est en donnant un sens à sa passion que vous pouvez éviter cela !


Pour ajouter du sens à votre passion, il faut réfléchir sur comment celle-ci peut avoir un impact sur le plus de gens possible autour de vous. Steven Kotler propose faire un lien entre sa passion et un défi ou enjeu qui touche l’humanité ou même l’ensemble du vivant ! Par exemple, si votre passion l’agriculture urbaine, vous pourriez avoir comme objectif que tous les citoyens vivant dans les villes possèdent un jardin urbain


Ce but peut sembler exagéré ou impossible, et vous avez raison ! L’idée à cette étape n’est pas d’atteindre ce but, mais plutôt de donner un sens à la passion. En créant cet objectif, la passion n’est plus acte égoïste, mais au contraire, elle devient un acte altruiste et à un sens beaucoup plus profond !


AUTONOMIE ET COMPÉTENCE


Les concepts d’autonomie et de compétence ont une longue histoire dans la psychologie de la motivation. Edward Deci et Ryan Deci ont commencé à travailler sur la théorie de l’auto-détermination, il y a plus de 40 ans. Leur théorie a démontré que ces deux besoins sont fondamentaux dans le développement d’une motivation intrinsèque/autonome. Des études dans toutes les sphères d’activités et dans toutes les régions du monde supportent cette théorie,


Le concept d’autonomie fait référence aux sentiments d’être en contrôle de nos vies. Nous vivons de l’autonomie lorsque nos actions sont cohérentes avec nos croyances et nos valeurs. Toutefois, nous n’évoluons pas en silo et souvent l’environnent est contrôlant et empêche de se sentir autonome en permanence. Kotler démontre, en utilisant l’exemple de Google et 3M, des entreprises qui offrent de l’autonomie à leurs employés, qu’il faut probablement dévouer entre 15 et 20 % de son temps productif à des activités qui nous procure un sentiment d’autonomie pour en retirer les bénéfices maximaux. Il n’est pas nécessaire d’être toujours en contrôle, mais plutôt de choisir de libérer du temps pour avancer les projets qui nous permettent de se sentier autonome.


La compétence est au centre de plusieurs théories de la motivation, incluant celle de Deci et Ryan, mais aussi la théorie de l’accomplissement des buts et la théorie de l’état de Flow de Csikszentmihalyi. Pour atteindre la performance optimale, il faut avoir ce désir de s’améliorer, de progresser et de maitriser sa passion. Pour développer et maintenir ce sentiment, il est important d’accomplir régulièrement de petits objectifs qui permettent d’avancer. Chacun de ces objectifs favorise la libération de dopamine qui renforce le comportement. En cherchant à continuellement à s’améliorer, on cherche toujours sa dose de dopamine!


MOTIVATION INTRINSÈQUE/AUTONOME ET APRÈS ?


Le résultat de la satisfaction de ces cinq besoins est le développement d’une motivation intrinsèque/autonome envers une activité. Cette motivation nous place sur le chemin vers la performance optimale. Toutefois, selon Kotler, ce n’est que le point de départ de la motivation, il faut maintenant définir des objectifs pour orienter cette motivation et travailler sur six formes de force mentale pour la maintenir dans le temps.



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